Skip to content Skip to footer
Par Clelia Spitalieri - Le 17 juin 2016

Trésor du patrimoine linguistique français, les expressions de grand-mère ont souvent la peau dure ! Malgré leurs rides, elles sentent bon les déjeuners du dimanche et la nostalgie de vos vacances, quand on vous envoyait manu-militari passer trois semaines au Creusot (c’est un exemple, bien sûr, on ne naît pas tous avec les mêmes grands-parents. Ni les mêmes chances dans la vie, d’ailleurs). Mais trêve de bavardages, ça vient cet article ou c’est pour la Saint-Glinglin ? 

1. “C’est pour la Saint-Glinglin ?”

Date fictive du calendrier (vous vous doutiez quand même un peu que Glinglin n’existait pas) cette expression typique de nos aïeux vous rappelle forcément votre grand-mère en train d’engueuler votre grand-père. Ou vous d’ailleurs. On trouve de beaux spécimens du genre : “aux calendes grecques“,”quand les poules auront des dents” ou “la semaine des quatre jeudis“.

2. “Ma fille, tu es vraiment mal fagotée”

giphy-24

Votre grand-mère adorée a malheureusement un sens du style bien différent du votre : votre accoutrement la laisse perplexe et elle aimerait bien vous voir arborer un look plus soigné. Mais nous, on se retient de lui dire qu’elle est bien mal fagotée elle aussi avec ses cheveux tout blancs et son “chandail”.

3. “Il fait frisquet, mets un chandail”

Le combo classique de la grand-mère, toujours terrorisée par les températures extérieures. “Frisquet”, c’est tout mignon, un brin désuet, on regrette presque de ne pas l’entendre plus souvent. En revanche, on peut définitivement bannir le chandail.

4. “Filer un mauvais coton”

Même chez vos parents, cette expression n’existe plus : aujourd’hui ils n’hésitent pas à nous dire qu’on est carrément relous. “Filer un mauvais coton” ça marchait sûrement dans les années 30, quand il y avait moins de selfies, de drogues, de portables et autres vices contemporains.

5. “Propre comme un sou neuf”

Après avoir été frotté, au gant de toilette évidemment, dans la baignoire écaillée du Creusot. Bad memories … 

6. “Il a des oursins dans les poches”

Une jolie façon de remplacer notre actuel “gros crevard” ou “sale radasse”. Rien à dire, nos grands-mères s’exprimaient nettement mieux que nous.

7. “Ça m’a coûté trois francs six sous”

Une expression traditionnelle qui ne s’est pas perpétuée avec l’arrivée de l’euro. “Ca m’a coûté 3 euros 6 centimes”, bizarrement ça ne fonctionne pas.

8. “Elle a vu le loup, celle-là”

On espère qu’elle ne parle pas de vous, tout de même . . .

9. “Pas de messes basses sans curé”

tumblr_o6jmnhdLsX1url7zxo1_400

Mais, grand-mère, aujourd’hui on ne le voit pas souvent le curé !

10. “Il porte un nom à coucher dehors”

200

Intrusion personnelle : ça me rappellera toujours ma grand-mère snob qui se faisait servir son petit-déjeuner au lit tout en me racontant ses aventures indochinoises, et les gentils autochtones qui “portaient des noms à coucher dehors”. Oui, ma grand-mère ne connaissait pas vraiment le politiquement correct. Question de génération.

DÉCOUVREZ ENCORE PLUS D’ACTU FRENCHY !