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Par Les Petits Frenchies - Le 5 août 2013

 

« Le corps de la chemise devra compter 21 rayures blanches, chacune deux fois plus larges que les 20 à 21 rayures bleu indigo ». Vous l’aurez compris, aujourd’hui LesPetitsFrenchies ont décidé de rendre hommage à la marinière, pièce tant aimée de tous les frenchies ou étrangers pour sa simplicité et son allure.

C’est donc un décret daté de 1858 qui introduit officiellement la marinière dans la tenue des matelots. Ce tricot à rayures bleues et blanches était portée près du corps par les marins sous leur vareuse, les manches étaient d’ailleurs trois-quarts pour ne pas qu’elles dépassent ces dernières. Pour les rayures ? On dit qu’il est plus facile de repérer un homme tombé à la mer avec des rayures. Toutefois c’est Coco Chanel qui démocratise ce haut à Deauville, qui devient avec les années un véritable accessoire de mode.

La marinière passe alors à l’état de vêtement de travail pour les hommes à une pièce branchée pour les femmes, qui l’adoptent immédiatement pour son côté pratique, confortable tout en ayant un certain cachet. Dans les années 60 c’est Yves Saint-Laurent qui, dès sa première collection « matelot », l’introduit véritablement dans le monde de la haute couture. Jean-Paul Gautier, lui, ne la quittera jamais à partir des années 80 : le couturier ne cesse de la revisiter, avec différentes matières et formes.

Du côté des stars, Jean Seberg en porte une dans A bout de souffle, Brigitte Bardot dans le Mépris et de nombreuses personnes connues telles que John Wayne, Pablo Picasso s’habillent quotidiennement avec. Point histoire : il est intéressant de souligner qu’au Moyen-Age, les rayures étaient mal perçues. Elles étaient dessinées sur les vêtements des personnes qui dérangeaient (les lépreux, les prostituées) afin de les mettre à l’écart et de les stigmatiser. On a tous une marinière dans notre garde-robe, basique sans chichis et qui va avec toutes les couleurs, non ? Sinon, en tant que bon frenchie, filez vite réparer cette faute.

Philippine S.