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Par Mathieu - Le 3 septembre 2015

Nous avons rencontré Paul et Alexandre, les deux Frenchies du duo qui monte, qui monte : Synapson. Ils sont passés au showroom où on a parlé de Kyan Khojandi, de biologie et de Tahiti !

T’es à l’autre bout du monde et tu te rends compte que tes musiques sont connues et reconnues et franchement c’est complètement fou ! Paul

Quel était votre parcours à tous les deux avant Synapson ?

Paul : Avant Synapson c’était une histoire de potes, comme bien souvent pour les groupes de musique. Alex était à Paris, moi à Toulouse où j’ai fait une maitrise de droit et étudié l’histoire de l’art. J’ai ensuite travaillé dans le marché de l’art.

On écoute des trucs complètement différents et on se laisse influencer par des styles opposés. Au début ça donnait des trucs assez inattendus.

Alexandre : De mon côté à Paris j’ai étudié le marketing, l’immobilier et la gestion de patrimoine. Ça n’a pas grand chose à voir avec la musique ! Mais j’ai commencé le piano très jeune, à 4 ou 5 ans et j’ai pris 16 ans de cours, je me suis toujours intéressé à la musique. Plus tard j’ai enregistré mes premiers sons, que j’ai envoyé à Paul par CD. À l’époque je n’avais quasiment pas de matos, rien !

Paul : J’avais aussi une émission sur Radio Campus Toulouse, je passais ses premiers morceaux, on a toujours eu une liaison musicale. Alex a continué à faire de la production et quand je suis monté à Paris on s’est dit « Go ! On fait de la musique ensemble », c’était il y a 6 ans.

Bien avant que l’on monte notre groupe, Paul m’avait envoyé un sms pendant un cours de bio sur les synapses. Il me disait que si on devait monter un groupe on s’appellerait Synapson.Alexandre

Et Synapson à ses débuts, ça ressemblait à quoi ?

Alexandre : On s’est acheté nos premiers claviers, notre première boîte à rythme, on a commencé à faire ce qui nous passait par la tête. On vient d’univers musicaux complètement différents donc ça faisait un sacré pot-pourri de sonorités, et on découvrait aussi techniquement comment ça fonctionnait.

Paul : Des amis plutôt calés dans ce domaine m’ont aussi beaucoup appris et de là on a pu vraiment se lancer. On a ensuite voulu partager ça avec notre entourage, c’était l’époque de MySpace !

Alexandre : Il nous fallait un nom donc ! Et pour l’anecdote, bien avant que l’on monte notre groupe, Paul m’avait envoyé un sms pendant un cours de bio sur les synapses. Il me disait que si on devait monter un groupe on s’appellerai Synapson, ça vient de là.

Quel fût le véritable tournant de votre parcours ? Le moment ou la rencontre qui a fait que tout s’est accéléré ? 

On a pu bien écumer la France et l’étranger, beaucoup voyager, faire danser des gens un peu partout dans le monde, ce sont ces moments qui nous donnent envie de continuer ! Paul

Paul : Sans hésiter le morceau avec Victor Démé Djon Maya Maï, c’est le premier morceau qui a atteint le million d’écoutes sur Soundcloud, quand d’autres stagnaient un peu en dessous. Ça nous a vraiment propulsés !

Alexandre : On était parti dans une mouvance à force d’écouter de tout, on a eu envie de passer de la musique en club alors qu’elle ne s’y prête pas forcément à la base. Pendant un moment j’étais très fan de world musique, un style un peu à part sur lequel on se retrouvait bien avec Paul. Un jour, un ami qui écoutait beaucoup ce style aussi est venu au studio me faire écouter Victor Démé et j’ai trouvé la mélodie et la voix absolument incroyable ! J’ai envoyé un premier truc à Paul, très hip-hop, et on a retravaillé la chose jusqu’à entrer en contact avec l’artiste original ! On a pu finalement travailler tous ensemble et donner le morceau que l’on connaît aujourd’hui. Le morceau qui nous a fait connaître.

Quand tu as un truc en tête qui te plaît, c’est vraiment génial de pouvoir se dire que tu peux le retranscrire pour de vrai. 

Paul : On a eu la chance de faire pas mal de rencontres dans la petite carrière qu’on a eu. Mais s’il y en a une qui nous a vraiment marqué aussi, c’est celle avec Anna Kova qui chante sur All in you. Il y a eu un vrai coup de foudre musical !

anna-kova-mhaw-ep

Qu’est-ce qui vous donne l’envie de continuer à créer de la musique ? Qui vous influence ?

Paul : Toutes les dates ou les Dj Set que l’on fait depuis 4 ans. On a pu bien écumer la France et l’étranger, beaucoup voyager, faire danser des gens un peu partout dans le monde, ce sont ces moments qui nous donnent envie de continuer ! On découvre aussi plein de choses, j’écoutais énormément de musique avant, j’en écoute encore plus maintenant.

Alexandre : Ce qui nous donne aussi l’envie de continuer à créer, c’est le sentiment vraiment cool de se dire qu’on peut faire ce qu’on veut ! Quand tu as un truc en tête qui te plaît, c’est vraiment génial de pouvoir se dire que tu peux le retranscrire pour de vrai. Et pour ce qui nous influence c’est vraiment difficile de répondre. On ne vient pas du tout du même univers musical, on écoute des trucs complètement différents et on se laisse influencer par des styles opposés. Au début ça donnait des trucs assez inattendus. 

Paul : Le premier morceau de Synapson, qui n’est jamais sorti d’ailleurs, était une instru de rap ! C’était un beau bordel, et c’est ce qui fait encore Synapson aujourd’hui !

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Avec le clip « All in You », on voulait arriver à une image un peu plus forte, un peu plus mature, plus solide.Alexandre

Parlons un peu du clip d’All in You, il est particulièrement bien réalisé !

Alexandre : C’est surtout l’équipe de Diez Music qui nous a bien aidé sur ce coup là, on voulait changer un peu l’image de Synapson, on n’était pas très content du dernier clip pour Djon Maya Maï. Avec le clip All in You, on voulait arriver à une image un peu plus forte, un peu plus mature, plus solide et Pierre nous a proposé Drew Bourdet comme réalisateur. On a checké le storyboard qu’il nous proposait, le casting, et on a beaucoup accroché. On a tenu à être très présent pour le casting et le grain d’image cette fois.

Paul : Le tournage à été très rapide, en à peine trois semaines c’était bon ! On devait être rapide, All in You était déjà en radio. L’équipe à vraiment bien géré le tournage.

« All in You » ne serait pas un sorte de teaser pour un deuxième album ?

Alexandre : Il y a bien un album qui arrive oui. Il est fini, terminé et sort en octobre ! On parlait de culture musicale différente, c’est vraiment le reflet de ça avec plus de maturité.

Paul : C’est un petit florilège de tout ce qu’on a fait ces dernières années ! On a retenu 13 chansons, pas de nom encore, on a une petite idée mais on aime bien attendre un peu le dernier moment.

Alexandre : On travaille bien dans l’urgence !

À chaque génération ses artistes, les nouveaux arrivants comme Synapson incarnent plus cette nouvelle génération, mais de là à dire qu’on incarne la nouvelle French Touch non, c’est juste différent.Paul

Pensez-vous vous incarner la « nouvelle » French Touch à l’heure où les artistes phares de ce mouvement se font plus discrets ?

On n’a pas la prétention d’avoir le même niveau que les grands noms de ces dernières années. Alexandre

Paul : Je pense que certains des artistes qui étaient issus de la French Touch sont encore actifs à 200% dans la musique, ils sont passés de l’autre côté et produisent les nouvelles générations. À chaque génération ses artistes, les nouveaux arrivants comme Synapson incarnent plus cette nouvelle génération, mais de là à dire qu’on incarne la nouvelle French Touch non, c’est juste différent. Tous les 10 ans ça se renouvelle un peu en fait.

Alexandre : Je ne pense pas qu’il s’agisse d’une nouvelle French Touch mais d’un renouveau tout court, on n’a pas la prétention d’avoir le même niveau que les grands noms de ces dernières années. On est en train de se faire une place certes mais sans intégrer la French Touch pour autant, même si parfois on retrouve beaucoup de similitudes. C’est juste un cycle qu’on a réussi à intégrer en cours de route, mais on ne s’estime pas dans le mouvement French Touch.

On découvre plein de choses, j’écoutais énormément de musique avant, j’en écoute encore plus maintenant.
Paul

Avec quels artistes partagez-vous le plus cette aventure ?

Paul : Avec Joris Delacroix, notre ami dans la vie et sur scène, on est un peu en train de créer une famille. On y trouve The Avener et Feder aussi, on est un peu tout le temps tous les 4. On prépare d’ailleurs une tournée des Zéniths en France, je pense qu’on commence à créer vraiment quelque chose de fort. Si chacun continue comme ça et qu’on continue à afficher de bons résultats, qui sait ce que ça va donner ! Il va y avoir des surprises c’est certain, on a déjà parlé de projets communs, mais chacun est très occupé pour le moment. Il faudrait qu’on réussisse à tous se capter !

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Si vous pouviez choisir un endroit, un festival de rêve pour jouer, ce serait lequel ? Avec quel artiste ?

Paul : Faire une date avec toute la famille dont on parlait avant à Coachella, avec les 3 copains, une scène pour nous 4 ! Ou l’Olympia si on reste à la maison.

Alexandre : Ou alors un petit show hors-série à Tahiti, un truc sur un banc de sable, on est en pour-parler pour ça en vrai ! On pense à un petit line-up sympa avec des artistes qu’on aime bien comme Soundstream, The Reflex, ça pourrait être pas mal ! Mais bon après c’est à 22h de vol !

Votre meilleur souvenir dans cette aventure ? Un concert marquant ?

Paul : Notre premier voyage à Tahiti justement, c’était génial, on est parti à l’autre bout du monde, on a fait de la musique, on s’est fait des amis là bas, c’était super !

Le premier morceau de Synapson, qui n’est jamais sorti d’ailleurs, était une instru de rap !

Alexandre : On est parti pendant une semaine, et comparé à d’autres dates qu’on a pu faire ailleurs, on a trouvé que ce concert était vraiment fou ! T’es à l’autre bout du monde et tu te rends compte que tes musiques sont connues et reconnues et franchement c’est complètement fou !

Paul : À Tahiti il n’y a pas 10 concerts par soir là bas, quand tu y vas tu es reçu par une super équipe ! Les jeunes, les moins jeunes, tout le monde s’intéresse aux groupes qui passent et du coup ils viennent et sont là juste pour toi, c’est vraiment cool.

Votre fromage frenchy préféré ?

Alexandre : Du reblochon.

Paul : Ouais c’est bon le reblochon.

Un lieu en France où vous puisez votre inspiration, où vous aimez aller ?

Paul : Biarritz ! On s’est rencontré là-bas, on a la famille et nos potes, les gens du label aussi. Le noyau dur du groupe s’est formé là-bas, à Biarritz !

Un artiste français que vous écoutez en ce moment à nous faire découvrir ?

Paul : Des franco-américains ça marche ? Ils s’appellent Haute, ils sont basés à Paris chez Diez Music eux aussi.

Alexandre : De mon côté je suis ultra-fan d’Arigato Massaï que je viens de découvrir !

Merci Paul et Alexandre ! Retrouvez les Synapson sur leur page Facebook, leur Soundcloud et sur Diez Music.

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