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Par Robin Martin - Le 24 mars 2016

Clémentine Marot est française mais elle a posé ses valises à San Francisco il y a deux ans pour ne plus jamais en repartir. Elle décrit sa vie de Frenchie aux USA sur son blog illustré, Lettres à France. Entre les clichés sur les Français, le monde très « healthy » de la ville et le nuage Karl, la vie dans la Baie d’Oakland est pleine de surprises ! Elle a choisi de nous la raconter.

Elle est devenue notre rédactrice d’un jour ! Voici sa chronique :

De bon matin, attends-toi à croiser des hordes de blondes en legging avec leur tapis de yoga sous le bras.

« Après une aventure en Chine, il y a deux ans j’ai posé mes valises à San Francisco et mon petit coeur s’est emballé. Les maisons de toutes les couleurs qui habillent les 50 collines de la ville, le soleil permanent, le bouillonnement perpétuel de la Silicon Valley et ses startups qui poussent comme des champs de blé . . . Bref, depuis le premier jour j’éprouve la sensation extraordinaire d’avoir trouvé MA ville.

San Francisco a la réputation d’être la ville la plus européenne des États-Unis, pourtant vivre loin de la France demande toujours un petit temps d’adaptation. Afin de vous préparer au mieux en vue de votre prochain séjour californien, voici une liste non-exhaustive et parfaitement subjective de choses à savoir sur la vie ici.

Bienvenue au royaume du healthy !

Avant d’arriver en Californie, comme beaucoup, j’imaginais les Américains comme ça :

Frenchy-a-SF-americain

Que nenni ! San Francisco, c’est l’extrême inverse. De bon matin, attends-toi à croiser des hordes de blondes en legging avec leur tapis de yoga sous le bras. Oui, la culpabilité frappe assez rapidement à l’heure de s’envoyer une grosse tartine beurre/camembert/jambon de parme. Car non seulement une de ces jolies blondes à la dentition parfaite te décochera un sourire désolé, mais tu devras aussi faire face à tous les extrémistes de la nutrition, à base de régime vegan, gluten-free et autre paléo.

En fait, vivre en Californie c’est un peu côtoyer le blond de Gad Elmaleh, non-stop.

Coït et autres réjouissances folkloriques

Une ville dont l’un des monuments principaux se nomme la Tour Coit (prononcer « coït ») augure déjà d’un grand champ de possibles. Très vite il devient donc parfaitement normal de croiser des gens à poil avec un slinky multicolore sur le zizi ou de se faire câliner dans la rue par un mec déguisé en poulpe.

Frenchy a SF-Coit Tower
Au loin, la Coit Tower (Une jeune femme très fortunée répondant au doux nom de Mme Coit l’a faite construire en 1933 en l’honneur des pompiers de San Francisco. La tour représente une lance à incendie . . . Hum)

Frenchy a SF-folklore

En goguette avec mon crew !

Par ailleurs, chaque année au mois de mai, San Francisco organise un événement à ne pas manquer : le Bay to Breakers ! Une course qui traverse la ville d’est en ouest (de la baie à l’océan) est qui est en fait un prétexte pour se re-re-re-déguiser et surtout se prendre la cuite du siècle et finir tout nu dans l’océan.

Frenchy a SF-Bay to Breakers

Allez viens et mets tes baskets, chouette c’est sympa tu verras !

Bonne humeur et awesomeness à gogo !

Si tu viens à San Francisco, un petit conseil, laisse ta tête de 6 pieds de long dans le métro et prépare-toi psychologiquement à rencontrer une espèce méconnue en France : les gens de très TRÈS bonne humeur. Un enthousiasme débordant parfois un peu oppressant pour nos âmes râleuses de Frenchies. En fait, vivre en Californie c’est un peu côtoyer le blond de Gad Elmaleh, non-stop.

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Sur le marché

J’ouvre une parenthèse destinée aux petites Frenchies célibataires en quête du grand amour. Comment vous dire . . . Bon eh bien, ne venez pas ici. Sauf si vous aimez les surfeurs qui mangent des haricots secs et de la protéine en poudre. Ou les geeks qui considèrent Siri comme leur meilleure amie. Ou les hipsters barbus à bretelles qui font leur bière eux-mêmes.

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Colocation

Qu’on se le dise, à moins d’avoir fait fortune en revendant ta start-up du futur à Mark Zuckerberg, il est impossible de vivre seul à San Francisco tant les loyers sont élevés. En deux ans, j’ai déménagé 5 fois, ce qui m’a permis de mener une étude poussée de la faune San Franciscaine en matière de colocation.

Il y a Bethany, hippie sur le retour, qui chasse les mauvais esprits de l’appart’ avec des bouquets de sauge, Brandon qui hurle “OU-LA-LAAA” avec un regard coquin à chaque fois qu’il me croise, ou encore Kevin qui me demande si les françaises se rasent sous les bras. Et pour avoir la chance de vivre avec ces gens hors du commun prépare-toi à passer des entretiens plus complexes qu’une épreuve de Koh-Lanta.

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Schizophrénie

À San Francisco, tu peux quitter ta maison le matin sous un grand soleil, en sautillant l’air insouciant, façon promenons-nous dans les bois, et, le temps d’un trajet en bus, te retrouver dans un monde parallèle obscur, gris et très froid. Dommage pour toi, tu viens de tomber nez-à-nez avec le Grand Méchant Karl. Oui Karl, c’est le gentil petit nom de ce sacré farceur qu’est le brouillard de San Francisco, qui t’oblige à toujours emporter une doudoune avec toi “au cas où” même quand il fait 40 degrés. Karl est une telle star ici qu’il a même son compte twitter : @KarlTheFog !

Karl
Alors les petits Frenchies, vous venez quand ? See you soon ! »

Merci pour cette chronique Clémentine ! Retrouvez plus d’informations sur son blog Lettres à France !

Vous souhaitez nous proposer une chronique ? Contactez-nous à l’adresse contact@petitsfrenchies.com

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